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On a du mal à croire, mais malheureusement c’est une triste réalité.
D’après Jamal Saghir, directeur du secteur développement durable, région Afrique de la banque mondiale:

«De nos jours le Brésil, l’Indonésie et la Thaïlande exportent chacun davantage de produits alimentaires que tous les pays d’Afrique subsaharienne réunis»

Et pourtant l’Afrique subsaharienne compte 49 pays avec une population évaluée à plus d’un milliard, et qui occupe une superficie de 24 265 000 km2, selon Wikipédia.
Par contre, la Thaïlande ne dispose que de 514 000 km2 et réunie une population totale d’environ 69 millions.

Imaginez-vous ce que cela veut dire ?

comparaison

Pour mieux attirer l’attention sur la situation et pour la rendre claire, je me suis permis de faire recours aux notions apprises à l’école primaire : Un rapport de comparaison.
Les résultats de ce rapport indiquent que, la Thaïlande a une superficie 47 fois plus petite que la superficie de tous les pays d’Afrique subsaharienne réunis et compte 15 fois moins d’habitants.

Sans prétention aucune de nous juger, je trouve personnellement ces résultats effrayants. Mais l’espoir est tout de même permis, si nos actes et comportement actuels iraient dans le sens d’un changement de situation.

Ce qui n’est malheureusement pas encore le cas, car très peu d’entrepreneurs africains s’investissent dans les secteurs agricoles et agroalimentaires. Ce qui entrainera que cet écart ne fera qu’augmenter au jour le jour.

Et ce n’est pas tout !

Le pire encore est que nous laissons d’autres, qui sont conscients de la valeur de nos terres les exploiter. Pendant que nous parlons d’intelligence artificielle, de crypto-monnaie, de trading, de coaching en motivation etc…

Je n’ai rien contre ces pratiques, car elles sont toutes des sujets ou activités de notre temps et peuvent contribuer à l’épanouissement des personnes qui les pratiquent. Mais je ne pense pas que c’est une raison pour délaisser et ignorer les secteurs agricoles et agroalimentaires, secteurs clés de la plupart des pays développés du monde.

Il est a noté, que l’industrie agroalimentaire a une incidence économique sur presque tous les secteurs industriels, à savoir les secteurs manufacturiers, du transport et du commerce.

Est-ce possible de rattraper cet écart ?

industrie

Sans les industries de transformation, il nous serait très difficile sinon presque impossible d’atteindre ces résultats. Une affirmation basée sur mes propres expériences ici Allemagne.

Comme précédemment mentionné dans l’un de mes articles, cela fait plus de quinze ans que je vis en Allemagne. Malgré cela je suis toujours fasciné par certains faits et habitudes de mon pays hôte. L’une des caractéristiques d’un pays industrialisé comme l’Allemagne est la prépondérance des industries de transformation et de fabrication.

La majorité de ces industries tournent 24 heures sur 24. A l’image de la plupart des étudiants étrangers, afin de financer mes études ici, j’ai eu l’occasion de pratiquer le travail posté dans certaines de ces industries.

Qu’est-ce que le travail posté?

Le système de travail posté ou le travail en rotation consiste par exemple à travailler pendant une semaine, de 6 heures à 14 heures, la semaine d’après de 14 heures à 22 heures et la troisième semaine de 22 heures à 6 heures et ainsi de suite avec différentes groupes qui se relaient à chaque fois.

Si nous comparons ce système de travail avec le système de 8 heures de travail par jour pratiqué dans la plupart des pays africains, on n’a pas besoin d’être doué en mathématiques pour comprendre que le rendement est multiplié par trois.

Pour cette raison un éventuel équilibre de niveau de développement, entre la plupart de nos pays africains et ces pays dit développés, n’est pas envisageable, si nous ne changeons pas la donne. La majorité des activités ou fonctions exercées en Afrique se concentrent sur 8 heures de temps par jour. Les deux tiers du temps restant ne sont malheureusement pas utilisés et ceci jour pour jour, mois après mois et année après année.

Même si nous désirons adopter un système de travail en rotation, les conditions nécessaires ne sont pas actuellement réunies, car nous devons d’abord résoudre le problème de manque d’industrie de production.

Pensons et agissons autrement

Aussi longtemps que la majorité des produits consommés en Afrique sera importé de l’extérieur et que seules les activités de gestion ou d’administration resteront les seules fonctions disponibles, alors un système de travail en rotation ne trouvera pas sa nécessité. Et pendant ce temps les jours passent, les mois passent, les années passent et l’écart ne fait que s’agrandir.

La tendance actuelle basée sur les nouvelles techniques de l’information et de la communication, que nous essayons tous de suivre ne réglera pas à elle seule, les problèmes de chômage, d’autosuffisance alimentaire et de manque d’industrie de production.

Aussi, je félicite et encourage ces jeunes entrepreneurs africains du réseau RIEA-Afrique (Réseau International des Eleveurs et Agriculteurs d’Afrique), d’AgroBootCamp et tous les autres, qui sont actifs dans les secteurs comme l’élevage, l’agriculture et dans l’industrie agro-alimentaire.

 

Merci d’avoir lu jusqu’à la fin.

La préparation et la rédaction de cet article m’ont pris un bout de temps…

La lecture jusqu’à la fin t’a couté cinq à dix minutes…

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Catégories : Genéral

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