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Bonjour chers tous,

Mémoire d’un éternel optimiste, est le titre d’un livre, dont j’ai lu la version anglaise (Memoirs of an Eternal Optimist), il y a environ 4 ans de cela.

Ce livre raconte l’histoire d’un jeune Sénégalais à parcours exceptionnel du nom de Thione Niang. Les raisons qui m’amènent à rédiger un article sur lui est que d’une part,  je vois une certaine similitude entre son histoire et celle de beaucoup de jeunes africains de la diaspora, dans leur quête d’une vie meilleure en dehors de l’Afrique. D’autre part, je pense qu’il est un exemple, que beaucoup de jeunes de la diaspora devraient suivre, moi-même y compris.

Comme bon nombres de jeunes africains, Thione Niang est issu d’une famille polygame avec peu de moyen. Malgré ce désavantage lié à ses origines, il a pu s’en sortir, jusqu’à devenir le coprésident national de la campagne présidentielle de Barack Obama aux USA pour les électeurs de moins de 40 ans, appelée Gen44. Beaucoup se demande certainement, comment cela a été possible ? Personnellement, je ne pense pas que c’est grâce à la chance ou une question de destin, mais plutôt les résultats issus du travail, de la persévérance et d’ambition.

En parlant de similitude entre l’histoire de Thione Niang avec celle de beaucoup d’autres jeunes de la diaspora, moi-même y compris, je faisais allusion aux 3 points suivants :

  • Le rêve d’aller continuer les études en Europe ou à l’extérieur après le baccalauréat.

C’est le souhait le plus profond de la plupart des jeunes africains titulaires du baccalauréat. Aller en dehors de l’Afrique pour poursuivre les études universitaires. Malheureusement ce souhait ne se réalise que pour la minorité par faute de moyens financiers, de contacts en politiques ou de parents bien placés. Bien que ces conditions ne sont pas toujours réunies, tout est mis en œuvre pour la réalisation de ce rêve. Suite aux problèmes d’obtention du visa d’entrée, s’en suivent les problèmes d’achat du billet d’avion et de préparation du voyage. Les parents n’hésitent même pas à s’endetter pour la cause. C’est le cas aussi de Thione Niang, dont la maman a même essayé de mettre la parcelle du grand-père comme garantie, afin d’obtenir un prêt pour le billet d’avion, comme décrit dans son livre.

  • Les difficultés pour financer les études et pour survivre dans le pays d’accueil

Une fois de l’autre côté, commencent les vrais problèmes pour le jeune étudiant. Etant donné que les parents n’ont souvent pas les moyens de financer les études depuis l’Afrique, il est donc nécessaire de s’adonner aux petits boulots. Tout comme moi, nombreux sont les étudiants étrangers qui font des boulots, qu’ils n’accepteraient pas faire dans leur pays d’origine. C’est aussi le cas de Thione Niang qui, comme décrit dans son livre, a même travaillé comme boucher. Ces expériences restent malheureusement une partie cachée de l’histoire pour nos frères restés en Afrique. Ces derniers ne voient que le bon côté de l’aventure, que nous leur présentons.

Ce qu’il faut souligner, très peu sont ceux d’entre nous qui arrivent vraiment à achever leurs études à l’étranger, car la majorité est piégée par les petits jobs au détriment de la raison initiale de leur voyage, le diplôme. Même sans diplôme et avec leur petit boulot d’ici, ils sont capables de cotiser pour les vacances et aller vendre le mythe européen à leurs frères restés au pays, qui malheureusement croient que tout est rose ici. Ce qui n’est toujours pas le cas.

  • L’adaptation aux routines et aux réalités du pays hôte.

Une fois les études terminées pour ceux qui ont pu réussir à aller jusqu’à la fin, comme moi, et pour les autres qui n’ont pas pu jumeler job et études, commence la vie professionnelle. Tous sont ravis d’avoir un salaire pouvant régler leur loyer, leur besoins quotidiens et en partie des aides financières pour la famille en Afrique.

Pris par la routine quotidienne et parfois stressante, il arrive très facilement à nous membres de la diaspora de perdre de vue notre origine, l’Afrique, et les réalités qui y sont. Je reconnais, que cela arrive à petit pas sans qu’on ne s’en aperçoive. Mais heureusement avec le temps certains essayent de voir les choses autrement. C’est le cas de Thione Niang, qui depuis quelques années, après avoir aidé l’ancien président américain Barack Obama lors des campagnes électorales, a démarré plusieurs projets en Afrique. Quelques-uns de ses projets sont Give1Project, Akon Lighting Africa, JeufZone etc…

D’un côté, bon nombres d’africains de la diaspora aimeraient bien investir ou créer un business dans leurs pays respectifs, de l’autre côté nous avons en Afrique des diplômés compétents à la recherche de boulot. L’un a le capital à investir et l’autre  est sans boulot et sans capital. Si chaque africain de la diaspora pourrait avoir un ou des partenaires d’affaire en Afrique, le problème de chômage pourrait être un tant soit peu réglé.

Mais malheureusement nous sommes confrontés à un problème de confiance des deux côtés. La partie en Afrique fait montre de peu d’actes pouvant susciter la confiance et la partie à l’extérieur a du mal  à faire confiance à ses confrères en Afrique. Je suis quand même optimiste, et crois qu’avec les exemples comme Thione Niang, beaucoup d’autres de la diaspora suivront. Je suis persuadé que grâce à une étroite collaboration entre la diaspora et nos confrères en Afrique, notre continent tournera la page vers son développement tant attendu.

Notre objectif à nous est de trouver les moyens nécessaires pour que nos jeunes entrepreneurs en Afrique puissent profiter des expériences et du savoir-faire d’un pays développé comme mon pays hôte, la république fédérale d’Allemagne.

 

Merci d’avoir lu jusqu’à la fin.

La lecture jusqu’à la fin t’a couté cinq à dix minutes…

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Catégories : Genéral

2 commentaires

Daniel · 26. février 2020 à 19:26

Merci pour cet article très inspirant pour moi.
Thione a une vision et il s’y conscentre n’était-il pas aussi buté à l’abus de confiance?
on sait toujours contourner l’obstacle pour accoucher sa vision.
Je crois que ces éxcuses prouvent à suffisance que notre diaspora manque de vision et d’amour pour le continent.

    Simon · 27. février 2020 à 5:21

    Merci Daniel pour le commentaire. C’est cette vision de Thione, que j’espère pour nous membres de la diaspora. Car ensemble nous pouvons contribuer à mettre notre continent sur les voies du développement.

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