Partager en un clic seulement

Bonjour chers tous,

Trois choses que les pays africains pourraient copier de l’Allemagne, afin de booster leur développement, est une réflexion personnelle suite à mes expériences ici en Allemagne.

Plus de quinze de cela, que je vis en Allemagne, mais je suis toujours émerveillé et fasciné par certaines expériences faites ici. Depuis l’Afrique ou de l’extérieur nous voyons l’Allemagne comme un pays très développé. Ce développement n’est ni le résultat d’une providence divine, comme espéré souvent en Afrique, ni l’effet du hasard.

La plupart d’entre nous ont appris l’histoire de l’Allemagne à travers la première et de la deuxième guerre mondiale. Ces dernières ont engendré des dégâts de toutes natures. La plupart des villes allemandes ont été bombardées et complètement détruites. J’ai eu l’occasion de voir certaines de ces ruines en photo. De ce fait, je suis toujours étonné, quand je vois avec mes propres yeux, ce que ces villes, jadis détruites, sont devenues aujourd’hui. Ce qui est encore très fascinant, ces villes n’ont pas été construites durant tous les 75 ans qui nous séparent de la deuxième guerre mondiale, mais seulement en espace de quelques années.

Les deux questions, que je me pose souvent, lorsque je suis sur ces lieux sont les suivantes :

Comment ont-ils pu reconstruire tout cela en espace de quelques années ? Et pourquoi nos pays africains sont toujours presque au même stade de développement depuis leur avènement à l’indépendance ?

Comme le dit souvent un de mes amis et ainés allemand, « Les bonnes questions suscitent aussi de bonnes réponses ». Ce sont mes essais de réponses à ces questions, suite à mes expériences personnelles ici en Allemagne, que je vais essayer d’illustrer dans les lignes suivantes :

Le savoir-faire allemand

Allemagne

Les allemands sont connus de par le monde entier pour leur savoir-faire inégalable, « Made in Germany ». Pour exemples nous pouvons citer plusieurs domaines tels que l’industrie automobile (les marques BMW, Audi, Mercedes Benz …), les machines industrielles, les ponts et chaussés (les meilleures autoroutes du monde), les équipements et produits sanitaires, le secteur agroalimentaire pour n’en citer que ceux-là.

Sans ce savoir-faire la réalisation de tout cela ne saurait être possible. Malheureusement la grande partie de l’éducation que nous recevons dans la plupart des pays africains est concentrée sur des années de théories.

Le système éducatif allemand par contre combine l’éducation et la formation. En effet les étudiants allemands ayant le baccalauréat ont la possibilité de faire trois années durant, une formation pratique dans n’importe quel secteur de leur choix (informatique, électronique, pâtisserie, infirmerie, élevage…). Suite à cette formation, ceux qui le désirent, entament directement leur carrière professionnelle, le reste s’inscrit à l’université pour la poursuite de leurs études (dans la plupart du temps dans une filière en relation avec leur formation précédente).  Grace à ces formations le transfert du savoir-faire est ainsi assuré.

Des stratégies avec des résultats à long terme

Pour illustrer ce point, je me baserai sur un constat personnel que j’ai fait lors de mes études ici en Allemagne, où pour financer mes études j’étais obligé de faire de petits boulots.

En effet la plupart des entreprises dans lesquels, j’ai eu à travailler, étaient des entreprises familiales. Certaines existent depuis des décennies, et dont la gestion est relayée de génération en génération, du grand-père aux petits-fils. Ces entreprises qui, pour la majorité, exercent de nos jours, leurs activités dans plusieurs pays du monde, ont commencé avec très peu de moyens. Soit c’est l’arrière-grand-père, soit le grand-père, soit l’oncle, qui avait créé l’entreprise avec de très petits moyens et pour la plupart sans financement extérieur. La seule chose qu’ils possédaient, était leur capital humain, dont ils ont su s’en servir pour réaliser des produits ou services.

Vu que ces produits et services sont des solutions à certains problèmes de leur environnement ou  du monde, le succès de ces entreprises est aussi garanti. Ces résultats à leur tour incitent les banques et investisseurs à y investir et ainsi s’est déroulé leur expansion. Les fondateurs, pour la plupart déjà décédés, n’ont pas nécessairement profité du succès de ces entreprises, mais ils ont posé les bases garantissant un avenir meilleur pour plusieurs générations de leur famille.

Qu’en est-il de nos pays africains ?

Combien d’entreprises familiales disposons-nous ? Combien de personnes ont hérité d’entreprises de leur arrière-grand-père ou de leur grand-père ? Travaillons-nous aujourd’hui pour laisser des entreprises comme héritage à nos enfants ou petit-fils ? Pourtant nous disposons tous du même capital humain, dont disposaient ces allemands, qui ont de par leur travail et savoir-faire bâtit des multinationales.

La leçon, que j’ai tirée de ces expériences ici en Allemagne et de la comparaison avec mon cher continent l’Afrique est la suivante :

La mentalité selon laquelle semer quelque chose et vouloir en récolter les fruits le même jour, n’est pas la bonne.

Un ensemble de vertus à adopter

Il est reconnu de par le monde que les allemands sont caractérisés non seulement par leur amour pour le travail bien fait, mais aussi par un ensemble de vertus, telles que la discipline, la ponctualité, la détermination, la rigueur, la fiabilité, le sens de l’ordre, l’honnêteté pour n’en citer que celles-là.

De par mes expériences en Allemagne depuis plus de quinze ans, j’ai pu remarquer, admirer, voir même copier certaines de ces vertus. Cela a été décrit dans l’un de mes articles intitulé: L’Allemagne, un pays très développé malgré l’absence de matières premières.

Pour que cela ne soit rien d’autre que des affirmations, je me permets de citer ici quelques exemples typiques au peuple allemand :
  • Quand un allemand mange par exemple des biscuits en route, il garde l’emballage sur lui jusqu’à le jeté dans la prochaine poubelle trouvée.
  • Quand un allemand est en face d’un feu tricolore pour piéton, qui est au rouge, il s’arrête même si aucune voiture ne passe.
  • En Allemagne les transports en commun tels que les trains, les bus parcours plusieurs arrêts pour passagers et sont pour la plupart du temps ponctuels à la minute.
  • Lorsqu’un allemand est au travail, il s’adonne à 100% à sa préoccupation et ne se laisse pas du tout distraire, jusqu’à la fin du temps prévu pour son travail.

Je pourrai encore citer une centaine d’exemples, mais je m’arrête sur ces quelques-uns, pour ne pas rendre le texte très long.

Pourquoi en Allemagne ces règles sont-elles facilement appliquées, mais très difficiles à appliquer dans nos pays africains ? La réponse à cette question se résume en un seul mot : La MENTALITÉ.

Qu’est-ce que la mentalité ?

« La mentalité dénote une prédisposition psychologique prédominante dans le sens d’un schéma de pensée et de comportement d’une personne ou d’un groupe social. Elle peut-être est également liée à une nation toute entière. La mentalité est également définie comme une attitude mentale de base. Mais lorsqu’elle est formée, elle peut nous aider à résoudre des problèmes, atteindre des objectifs et réaliser des souhaits. »

Ce que je retiens de cette définition, et qui me rend optimiste pour nos pays africains, est que la mentalité peut être formée. Ce qui veut dire que nous pouvons aussi apprendre à développer cette mentalité et vertus garantes de réussite et de développement si nous le souhaitons et le voulons vraiment. La décision nous appartient enfin de compte. Pour y en arriver, nous devons revoir nos comportements de chaque jour et essayer de les améliorer de façon continuelle.

Je finirai cet article par la pensée suivante : « Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir ».

 

La préparation et la rédaction de cet article m’ont pris un bout de temps…

La lecture jusqu’à la fin t’a couté cinq à dix minutes…

Un feedback en commentaire par contre nourrira les échanges et nous permettra tous d’élargir notre horizon… (Laisse alors ton commentaire !)

PS: Si tu aimerais faire partie du groupe, comme beaucoup d’autres déjà, alors n’oublie surtout pas de t’abonner à notre page, pour recevoir les prochains articles, gratuit et directement dans ta boite email.

Notre adresse Facebook est la suivante:

https://www.facebook.com/Simon.Debade.Sharing/

Partager en un clic seulement
Catégories : Genéral

2 commentaires

Eric LOWATE · 7. février 2020 à 23:34

Le changement mental

    Simon · 9. février 2020 à 13:15

    Merci Eric pour ton commentaire !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *